Je vous vois venir tout de suite : l'Italie sucrée, c'est l'amande, le citron, la pistache ou encore la noisette ! Eh non ! Ici l'Italie c'est surtout le café que l'on boit cul-sec (vu la quantité, on ne le sirote pas...) et le riz de la plaine du Pô réunis dans un biscuit sablé et croustillant (grâce à la farine de riz) idéal pour accompagner le café. Justement !
L'histoire de ce sablé est lié à un voyage dans les Cinque Terre avant la cohue de l'été, une halte à Turin puis dans le Piémont car il faisait déjà trop chaud pour nous... Qui dit halte à Turin, dit passage obligé par EATtaly pour ramener des souvenirs utiles* - comprenez comestibles... Dans notre sac-à-dos, nous avons ramené du gianduja à tartiner, des biscuits au café et des pâtes italiennes idéales pour accompagner un ragù, pardon c'est le ragù qui accompagne les pâtes.
Les biscuits au café sont croqués autour de la table presque septuagénaire de la Petite Forêt, à l'heure du café ! Mes parents les trouvent délicieux. Le sachet est pris, examiné sous toutes ses coutures : la liste est là sous mes yeux : farine de riz (32%) , sucre de canne, beurre, œufs frais, lait frais, cacao amer (2%), germe de riz (2%), poudre de café (0,3%) et demerden sie sich avec ça !
Notée sur un bout de papier puis retrouvée ce week-end plus d'un an après, je me suis remise à spéculer sur la recette ! "alors, si je calcule bien, il y a en gros 64% du total qui doit être défini... si je mets 30% de sucre, il me reste 34 % de beurre-lait-oeufs... ah non, ça fait beaucoup de sucre et peu de liant... bon, si je mets 20% de sucre et la moitié de farine en beurre alors ça donne [etc. etc.]..." De la science vous dis-je ! Des maths dans ma cuisine, bah oui parce que l'enjeu est gros, j'essaie de REPRODUIRE ces sablés...
Germe de riz on zappe, le café en poudre ce sera de l'extrait de café ! On multiplie par 4 les 100% parce qu'avec 34 grammes de farine, on ne va pas aller bien loin...
Et voilà le résultat !

